* Jeûne et oralité : la dimension psychologique du jeûne
Dans l’enfance, nous faisons l’expérience du sevrage, qui nous conduit à accueillir notre mère comme une personne différente. Le jeûne renvoie à une expérience similaire, où nous sommes invités à quitter la voracité pour passer de la consommation à la communion avec autrui et avec son environnement. L’atelier permettra à chacun de mieux comprendre les mécanismes psychologiques qui font de nous des prédateurs dans la relation à l’autre, à la nourriture et plus largement à la création. Le public sera invité à une prise de conscience de la violence induite par ces comportements, pour entrer dans une relation apaisée avec soi-même et ce qui nous entoure.
Animé par Jean-Luc Souveton, prêtre au diocèse de Saint-Etienne et animateur de sessions de jeûne.
* La Croisade pour la santé.
De larges groupes qui marchent 14 jours, sans rien manger, pour faire connaître le jeûne. Après la 2e édition, on peut déjà faire un bilan de ce type d’action médiatique. Son efficacité, son avenir.
Atelier animé par Bernard Clavière, organisateur de l’événement.
* Jeûne communautaire en carême
En Suisse-romande, la Campagne oecuménique de carême coordonne les semaines de jeûne pendant ce temps particulier de l’année liturgique. Venez découvrir cette proposition de la foi, qui touche tant les "fidèles fidèles" que des personnes en marge des églises... Et pourquoi pas vous en inspirer pour votre région ?
Atelier animé par Anne-Michèle Stern, mandatée par PPP et AdC
* Avec sainte Hildegarde, 10 ans de joie de l’âme, du corps et de l’esprit par les jeûnes en Foyers de Charité.
Faire une monodiète revient à ne manger qu’un type d’aliment. Ici l’épeautre, une céréale dont Hildegarde de Bingen, grande mystique chrétienne du Moyen-Age, a vanté toutes les qualités.
Atelier animé par Marie France et Claude Delpech, animateurs des retraites de jeûne avec pratique de la monodiète d’épeautre dans les Foyers de charité et gérants de la société "Les jardins d’Hildegarde".
* De l’acte spirituel à l’action non-violente.
Le jeûne a-t-il sa place dans le traitement des injustices et violences de la société. Que peut-on en attendre ? Reste-t-il un acte spirituel ? Gandhi a institué la non violence en réponse aux injustices de ce monde. Des hommes se sont engagés à sa suite pour lutter contre la violence. Jean-Baptiste Libouban et le père Alain Richard témoigneront dans cet atelier de leur démarche pour plus de paix dans le monde par les méthodes de non violence. Le jeûne est l’un des moyens choisis, pour interpeller la société et inviter chacun, en liberté, à choisir d’oeuvrer pour la justice. Découvrez une cohérence exceptionnelle de l’être, une sagesse qui porte toute une vie.
Atelier animé par Jean-Baptiste Libouban de la communauté de l’Arche de Lanza del Vasto et co-fondateur du collectif "Faucheurs volontaires d’OGM", ainsi que par le père Alain Richard, franciscain.
* L’expérience médicale au service du jeûne religieux et d’une spiritualité contemporaine
Atelier animé par le Docteur Françoise Wilhelmi de Toledo
La capacité de jeûner fait partie de la physiologie des êtres humains comme des animaux. A l’origine le jeune permet aux cellules d’un organisme d’être alimentées par les réserves de nourriture, stockées pendant les périodes d’abondance, essentiellement sous forme de graisse. Ritualisé et accompagné par une liturgie particulière, jeûner est devenu une pratique religieuse permettant, dans la religion chrétienne, de se préparer intérieurement à la fête de Pâques, symbole de vie Nouvelle. Le retour à Dieu en est le thème central et l’orientation vers l’intérieur correspond à la physiologie particulière du jeûne, ou l’apport de nourriture extérieure est interrompu au profit de la mobilisation de la graisse, nourriture se trouvant stockée à l’intérieur du corps. Il est intéressant de relever qu’un individu de poids normal peut - selon des calculs biochimiques publiés mainte fois - jeûner 40 jours, exactement la durée biblique. Le jeûne diminue l’agressivité des individus et permet à la communaute de resserrer ses liens, ramène les individus à leur égalité existentielle. C’est la dimension communautaire et interhumaine du jeûne. Si place est faite à l’intérieur du corps, si pendant un jeûne l’être humain vit dans un état de conscience à l’acuité augmentée, il peut remettre son temps dans le temps de Dieu. Et ce d’autant plus qu’un bon accompagnement lui permet de pratiquer le jeûne de manière correcte, et, de surcroît, améliorer sa santé. Une méthode médicale ayant une grande tradition comme la méthode Buchinger permet aux jeûneurs de se réaproprier leur capacité physiologique de jeûner. Aujourd’hui la consommation de médicaments est largement répandue. Celle-ci fausse les réactions normales pendant un jeûne et certaines préparations doivent être imperativement adaptées. La médication des diabétiques par exemples doit être absolument redosée par un médecin pour éviter des troubles graves. Il faut inciter les jeûneurs à boire pour maintenir un bon degré d’hydratation et enfin on peut donner des suppléments alimentaires en petites quantités à ceux et celles qui en ont besoin sans retomber dans les abus qui ont perverti la pratique du jeûne au cours des siècles. Dans la religion chrétienne, le jeûne n’etant plus obligatoire, il peut retrouver sa vocation premiere qui est d’être choisi délibérément. L’essence du jeûne vit de ce qu’il est un oui interieur au passage à cet autre métabolisme, ou le plaisir de manger est remplacé par une intensité dans la Présence, dans l’émerveillement et la conscience de la Création. Le médecin peut être un soutien précieux pour aider les jeûneurs et les jeûneuses à se réaproprier leur capacité physiologique de jeûner, sans angoisse de manquer ou de nuire à leur santé. La médecine peut accompagner les personnes en jeûne et leur enseigner à prendre soin de leur corps, temple de Dieu, d’apprendre pendant le jeûne des pratiques de médecine naturelles et à se réalimenter correctement après le jeûne. Il y a de nombreuses synergies entre médecins et prêtres pour amener dans nos églises les pratiques dont l’être humain de nos sociétés contemporaines a besoin. Le docteur Otto Buchinger a rendu visite dans les années 40 au pape Pie 12 pour lui offrir son livre sur le jeûne et le persuader que les prêtres plus que tous auraient besoin d’avoir des lieux d’accueil ou pratiquer le jeûne pour se ressourcer et garder leur équillibre physique, émotionnel et spirituel. Voilà ce que je pourais développer avec Myriam Lejeune.
* Jeûne et Randonnée - le renouveau du jeûne diététique.
Le jeûne est associé à la randonnée par 2 à 3 millions d’Allemands chaque année, qui souhaitent entrer dans une démarche diététique et d’amaigrissement. Cette tendance est arrivée en France dans les années 90 et aujourd’hui, 3 000 personnes participent à des stages « jeûne et randonnée ». Dans un monde guetté par l’obésité, ce sont autant de personnes qui prennent leur santé en main. À mi-chemin entre jeûne thérapeutique et jeûne spirituel se trouve le jeûne diététique et personnel. "Jeûne et randonnée" sonne comme un rapport à l’ordre.
Atelier animé par Gertrud et Gisbert Bölling qui ont introduit cette méthode en France depuis 1990.
* Le Jeûne dans les trois monothéismes et en Orient.
Où l’on découvre combien le jeûne et l’ascèse de la nourriture est un des grands éléments structurants des religions. Si le jeûne du mois de ramadan est bien connu, on sait moins que les juifs jeûnent aussi, et pas seulement à l’occasion de la fête religieuse de Yom Kippour. On ne sait guère, non plus, que les chrétiens du premier millénaire jeûnaient , comme le font aujourd’hui encore les juifs et les musulmans, en se privant de nourriture et de boisson du matin jusqu’au soir. En Orient aussi, la privation volontaire de nourriture fait partie du paysage commun. Illustration avec des exemples puisés dans l’hindouisme et le bouddhisme.
Atelier animé par Jean-Claude Noyé auteur de Le grand livre du jeûne.